La recette change en R&D, l’étiquette suit, la qualité valide. Trois semaines plus tard, la fiche de ce même produit sur le site du distributeur affiche toujours l’ancienne liste d’allergènes. Et c’est celle-là que lit le consommateur. L’écart n’apparaît sur aucun de vos écrans. Il n’apparaît que sur le sien.
Comment éviter ce décalage entre les données validées en interne et celles réellement diffusées ? Du référentiel produit au contrôle du BAT, en passant par le Nutri-Score, nous verrons comment beCPG permet de fiabiliser la donnée à chaque étape et de faciliter la détection des écarts.
L’écart ne se voit jamais depuis l’intérieur
Une fiche produit validée part vers beaucoup d’endroits : le drive du distributeur, les places de marché, les applications de scan, le fichier transmis à l’imprimeur pour le bon à tirer. Chacun de ces canaux a reçu une copie à un instant donné.
Aucune de ces copies ne se met à jour toute seule. On découvre l’écart par une réclamation, un signalement d’association de consommateurs ou une remarque d’un distributeur. Dans le pire, par un rappel.
Vérifier, c’est comparer à une référence : encore faut-il en avoir une
Contrôler ce qui est publié suppose de pouvoir répondre à trois questions sur chaque valeur :
- quelle est la valeur juste aujourd’hui ?
- à quelle date a-t-elle été validée ?
- selon quelle version de règle a-t-elle été calculée ?
Lorsque les données sont réparties dans plusieurs fichiers, s’assurer qu’elles correspondent bien à la dernière version validée devient complexe.
C’est justement le rôle du référentiel produit dans beCPG : centraliser les données validées et fournir une référence commune à laquelle comparer les informations diffusées sur les différents canaux.
La valeur calculée n’est pas la valeur étiquetée
Comparer les données publiées avec celles du référentiel demande de tenir compte d’une distinction importante : la valeur calculée dans le PLM n’est pas toujours celle qui apparaît sur l’étiquette.
Dans beCPG, les deux informations sont conservées côte à côte. La valeur calculée correspond au résultat issu de la formulation, tandis que la valeur étiquetée tient compte des règles d’arrondi appliquées à l’information nutritionnelle. En effet, les valeurs qui figurent sur l’emballage sont arrondies selon les règles du règlement INCO n° 1169/2011.

La même logique s’applique à la liste d’ingrédients. L’information destinée à l’étiquetage peut intégrer des regroupements, des mentions réglementaires ou encore la mise en évidence des allergènes.
Le Nutri-Score : une donnée qui dépend aussi de sa version
Le mode de calcul du Nutri-Score a changé, et nous avions détaillé ce que le nouvel algorithme modifie. Conséquence directe : un D calculé selon l’ancien barème et un D calculé selon le nouveau ne reposent pas sur les mêmes règles. Une note publiée sans indication sur la version utilisée devient donc difficile à interpréter et à vérifier.
Dans beCPG, la note est associée aux informations qui permettent de comprendre son calcul : le profil utilisé, la version du profil et le score nutritionnel.

Cette approche permet également d’évaluer l’impact d’une évolution de formulation sur le score nutritionnel. Les équipes R&D peuvent ainsi comparer différents scénarios et mesurer leurs conséquences sur le Nutri-Score avant de valider une nouvelle formule.
Le BAT : contrôler l’étiquette avant impression
Avant l’impression d’un emballage, le Bon À Tirer constitue une étape essentielle pour vérifier que les informations présentes sur l’étiquette correspondent bien aux données validées du produit.
Dans beCPG, le BAT est directement intégré au processus de développement produit. Les équipes Marketing, Qualité, Réglementaire ou Packaging peuvent intervenir dans le même workflow pour commenter et valider la maquette. Les différentes versions du document sont conservées afin de suivre les modifications apportées au fil des validations.
De ce fait, les équipes peuvent s’appuyer sur les données centralisées dans le référentiel : liste d’ingrédients, allergènes, valeurs nutritionnelles ou autres informations d’étiquetage. beCPG permet également de comparer différentes versions d’un document pour faciliter l’identification des modifications.
L’objectif n’est pas de remplacer la validation humaine, mais de détecter plus rapidement les écarts avant l’impression. C’est tout l’objet de la chaîne graphique.
Une conformité qui repose sur une donnée fiable
Du développement de la recette jusqu’à l’étiquetage, la conformité repose avant tout sur la fiabilité des données.
En centralisant les informations produit dans beCPG, les équipes disposent d’une référence commune pour contrôler l’étiquetage, suivre les évolutions du Nutri-Score ou encore sécuriser la validation des BAT.
L’IA et les outils connectés viennent compléter cette approche en facilitant la détection des écarts et certains contrôles. Ils ne remplacent pas l’expertise des équipes. Ils leur permettent simplement de se concentrer sur les situations qui nécessitent réellement leur attention.
Pour examiner ce que cela suppose chez vous, écrivez-nous!