Formulation

Comment intégrer vos propres règles de calcul à la formulation ?

Mis à jour en octobre 2026.

Chaque métier a ses indicateurs : HPD en charcuterie, rapport protéines/lipides, taux d’humidité, coût d’un lot d’essai. Tenus dans un tableur à côté de la recette, ils sont faux dès que la recette change. Intégrés à la formulation, ils sont recalculés à chaque modification, comme les coûts et les valeurs nutritionnelles.

Pourquoi vos indicateurs doivent vivre dans la recette

Un logiciel de formulation calcule en standard les coûts, les valeurs nutritionnelles, les allergènes, la liste des ingrédients et les données physico-chimiques. Vos critères de décision vont souvent plus loin. Un charcutier suit l’humidité du produit dégraissé, un pâtissier un taux de sucre cible, un service R&D la quantité de chaque matière première pour une série d’essais.

Calculés à la main, ces indicateurs posent trois problèmes :

  • ils ne sont pas mis à jour quand une matière première ou une quantité change ;
  • chaque formulateur a sa propre version du calcul ;
  • personne ne sait sur quelle version de la recette le chiffre a été obtenu.

Quels calculs ajouter à la formulation ?

Les règles utiles combinent des données que la formulation connaît déjà : nutriments, coûts, quantités, rendement. Voici des exemples courants, avec la famille de produits concernée :

IndicateurRègle de calculUsage
PCL(% protéines totales − % collagène) × 100 / (100 − % lipides)Charcuterie et salaisons
HPD(% eau × 100) / (100 − % lipides)Charcuterie et salaisons
HPDA(% eau × 100) / (100 − % lipides − % amidon)Charcuterie contenant de l’amidon
Pertes sur les lipides5 % de pertes liées au procédéProduits cuits ou transformés
Profit, rendementÀ partir des coûts et des quantités nettesToutes les recettes
Quantité pour 10 essaisQuantité de chaque composant par essai × nombre d’essaisPréparation des essais en laboratoire

Une règle peut aussi ajuster la recette : déterminer la quantité d’eau ou de lait, viser un degré d’alcool et un taux de sucre, calculer le poids net à partir des volumes mis en œuvre, convertir volumes, poids et pièces.

Caractéristiques dynamiques et colonnes dynamiques dans beCPG

Dans beCPG, ces règles s’appellent des caractéristiques dynamiques. Vous les ajoutez dans l’encart "Caractéristiques formulées" de la liste "Composition". L’éditeur de formules vous fait choisir la liste, la caractéristique et le champ, par exemple « Nutriments > Sel > Valeur ». Le résultat est recalculé chaque fois que vous cliquez sur "Formuler".

Composition de l’éclair au chocolat noir et ses caractéristiques formulées : quantité mise en œuvre, énergie et sucres par éclair, part de crème pâtissière
La liste « Composition » d’un éclair et, sous elle, l’encart « Caractéristiques formulées » : énergie et sucres par éclair, part de crème pâtissière, recalculés à chaque formulation.

Chaque caractéristique a un mode de synchronisation. En mode Synchronisé, une formule corrigée s’applique à tous les produits qui l’utilisent. En mode Manuel, elle reste propre à un produit. Placées sur le modèle d’un type de produit, comme « plat cuisiné » ou « pâtisserie », les règles s’appliquent à chaque nouveau produit de la famille.

Les colonnes dynamiques affichent un calcul sur chaque ligne de la composition ou des emballages : coût de chaque matière première, quantité par échantillon, part d’un composant dans le coût total. Dix colonnes sont disponibles ; elles sont masquées par défaut.

Les formules s’écrivent en SpEL (Spring Expression Language). Une règle simple se compose dans l’éditeur. Une formule plus avancée demande des notions de programmation : la documentation des formules SpEL donne la syntaxe et des exemples.

Comprendre d’où vient un résultat

Un chiffre que personne ne sait expliquer finit par être ignoré. Pour chaque caractéristique calculée (coûts, nutriments, physico-chimie), le détail du calcul montre quels composants l’apportent, en camembert, en histogramme ou en tableau. Le formulateur voit tout de suite quelle matière première fait monter le sel ou le coût.

Le Nutri-Score, lui, a sa place dans la liste « Évaluation » du produit, avec les autres scores nutritionnels. Pour le calcul lui-même, voyez notre guide du Nutri-Score.

Vos indicateurs métier méritent la même rigueur que les valeurs nutritionnelles : une seule définition, recalculée à chaque modification. Demandez une démonstration sur l’une de vos recettes.

Pour aller plus loin : découvrez la formulation et la R&D dans le PLM beCPG, et nos articles sur le coût de revient d’une recette et le coût des formules gérées sous Excel.

Questions fréquentes

Faut-il être développeur pour ajouter une règle de calcul ?

Non pour une règle simple : l’éditeur de formules vous fait choisir la liste, la caractéristique et le champ, puis vous combinez les valeurs avec des opérateurs. Les colonnes dynamiques et les formules avancées s’écrivent directement et demandent des notions de programmation.

Que se passe-t-il quand je corrige une formule déjà utilisée ?

En mode Synchronisé, la nouvelle formule s’applique à tous les produits qui l’utilisent. En mode Manuel, seule la recette concernée est modifiée.

Quand les caractéristiques dynamiques sont-elles recalculées ?

À chaque formulation du produit, en même temps que les coûts, les nutriments et les allergènes. Le résultat suit donc la dernière version de la recette.

Peut-on définir des règles différentes par famille de produits ?

Oui. Les règles placées sur le modèle d’un type de produit s’appliquent aux produits créés à partir de ce modèle. Vous pouvez ainsi avoir des calculs propres à la charcuterie, à la pâtisserie ou aux boissons.

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